
mercredi 13 mai - 19h
Cinéma
CINÉ-CAVE #3 : GOROn se retrouve pour votre rendez-vous paracinéphile et trashophile préféré !
Continuons de célébrer ensemble des objets cinématographiques queer, punk, trash, kitsch et camp. Des formes offensantes, excessives, provocantes, subversives et déviantes. Faisons le choix du mauvais goût et des mauvais genres. Résistons aux normes de la culture mainstream et à la bienséance bourgeoise pour tracer les contours de notre propre élitisme.
Pour ce troisième Ciné-Cave, on plonge dans le GOR, visqueux en slave.
La viscosité qui, dans une tension entre désir sexuel et dégoût, se rapporte à l’horreur des produits du corps lorsqu’ils sont retrouvent en dehors, quand la frontière de la peau cède, quand l’intérieur déborde. Ce qui était caché devient tabou, corrompu, insoutenable, parce que "la beauté du corps tient toute entière dans la peau." Ce que celle-ci recouvre n’est "que saburre, sang, humeurs, fiel. Considérez ce qui se cache dans les narines, dans la gorge, dans le ventre : saletés, partout… et nous qui répugnons à toucher même du bout du doigt de la vomissure ou du fumier, comment donc pouvons nous désirer de serrer dans nos bras un simple sac d’excrément !"
Ceci est une invitation esthétique de la limite dépassée. Il s'agira de voir vos glandes pineales titillées, d’élargir vos perceptions stimulées, de regarder le corps au-delà de l'envisageable ! Vous serez au coeur d'un processus d’invagination, une plongée vers l’intérieur, pour une expérience intense du dégoût.
Les objets cinématographiques que nous vous proposerons donnent à voir des corps en fusion, en liquéfaction, retournés, déformés, ouverts, décalottés. Un cinéma qui rend littérales certaines expressions issues de la langue de Molière comme "avoir la tête dans le cul", "avoir une tête de cul" ou, plus niche, "avoir les yeux en trous de bite".
Au programme :
From Beyond de Stuart Gordon, 1986 (1h29)
Deux scientifiques mettent au point un appareil censé stimuler la glande pinéale afin de permettre à l’être humain de percevoir l’existence d’autres réalités dimensionnelles.
Society de Brian Yuzna, 1989 (1h39)
Un jeune homme vit avec ses parents et sa sœur dans les beaux quartiers de Beverly Hills et suit depuis peu une thérapie car ses nuits sont peuplées par d'horribles cauchemars poisseux et dérangeants.
Présentation exceptionnelle par notre premier invité cinéphage Maxime Adrian qui viendra explorer avec vous les liens entre esthétique de l’horreur et motifs lovecraftiens chez Stuart Gordon et Brian Yuzna.
Mercredi 13 mai 2026 à 19h au Caméléon

Contacter la personne qui organise cette activité (Jeanne)